Avez-vous déjà entendu parler du Crossfit ou de Calisthenics ?
Si ces deux méthodes permettent de travailler avec des exercices pluri-articulaires, elles diffèrent sur bien des aspects. Nous allons les comparer sur les plans de la croissance musculaire, l’endurance, la récupération. Vous allez découvrir tout ce qu’il faut savoir sur le Crossfit et Calisthenics. 

Force et croissance musculaire

Les entrainements de Crossfit s’appelle des WOD (Workout Of the Day).

Ils s’organisent en HIIT (High Intensive Interval Training). Le principe est simple : le pratiquant doit fournir un effort intense en faisant un maximum de répétitions. De ce fait, pour les inexpérimentés, la forme d’exécution du mouvement n’est pas toujours optimale. Les temps de récupérations sont également extrêmement courts.
Créé par l’Américain Greg Glassman dans les années 1970, le Crossfit associe plusieurs activités telles que l’haltérophilie, la gymnastique et l’athlétisme. Cette activité combine des exercices réalisés à haute intensité avec et sans matériel.

Les mouvements sont très variés, et l’on peut mélanger sprint, burpees, tractions, ou encore soulevés de terre. L’alternance de l’utilisation du matériel ou non dans les exercices favorise la prise de masse musculaire.

Calisthenics utilise des exercices à la croisée de la gymnastique et de la musculation, pouvant être réalisés à la maison ou en extérieur.

L’étymologie de ce mot signifie “beauté” (kallos) et “force” (sthénos). Cette discipline privilégie la forme des mouvements.

L’objectif est donc esthétique mais cette discipline apprend à acquérir la force nécessaire à l’exécution de mouvements complexes.

À l’instar du Crossfit, Calisthenics offre une réponse anabolisante équivalente, même si les entraînements sont moins intenses.

Intensité d’entrainement et endurance

S’il est possible d’adapter les séances de musculation pour les rendre plus ou moins intenses, ce n’est pas l’essence même des entraînements de Calisthenics. Ces entraînements à intensité modérés, ce rapprochant de la musculation classique, favorisent tout autant l’amélioration de l’endurance musculaire et de la condition physique.

Oublié avec l’ascension du bodybuilding depuis les années 1960, Calisthenics fait aujourd’hui de nombreux adeptes qui ont quitté les salles de sport.

Le Crossfit stimule fortement le système cardio vasculaire, les exercices employés faisant intervenir la résistance et la vitesse. De ce fait, l’intensité de l’entraînement en HIIT (High Intensive Interval Training) augmente considérablement les performances en endurance.

Plus d’intensité n’est pas synonyme de plus de résultats, bien au contraire. Un repos inférieur à 2 minutes augmente la sécrétion de cortisol, hormone de stress dégradant le tissu musculaire.

L’adaptation de l’organisme résulte d’un équilibre finalement trouvé entre contrainte et récupération. L’intensité d’un entraînement à donc des conséquences sur le moment, mais également sur la période post-entraînement.

Récupération et risque de blessure

Le désir de voir des résultats physiques et le besoin de se surpasser sont les valeurs qui résonnent dans un cours de Crossfit. De ce fait la récupération est bien souvent minimisée. Hors le corps a besoin de temps pour réparer les micro-traumatismes subis par les muscles lors des entraînements. Le fait de sous-estimer l’importance capitale du repos crée un épuisement de l’organisme sur le long terme. Ceci équivaut à un risque élevé de blessure.

La pratique de Calisthenics est moins traumatisante pour le corps. Il est toute fois nécessaire de respecter une certaine période de repos entre chaque séance et ceci peut se faire en modulant l’intensité des efforts ou en variant les entraînements. Il est donc possible le long d’une année, d’effectuer une période d’entraînement à type de force, puis une autre visant à améliorer l’agilité, et enfin une attribuée à l’hypertrophie musculaire. Ceci est idéal afin d’optimiser la récupération et la réparation des tissus.

Ce qu’il faut retenir :

Ces deux disciplines permettent de se muscler harmonieusement en réalisant des exercices pluri-articulaires ;

  • le Crossfit développe la résistance à l’effort par des entraînements à haute intensité en alternant des mouvements avec et sans matériel ;
  • Calisthenics privilégie la force avec des figures fonctionnelles strictements réalisées au poids du corps.